Le 14 février 2008, la Cote d’ivoire vivait dans une quasi-indifférence le lancement des activités de sa première entreprise de m paiement. Celpaid a progressivement déployé ses activités par une communication intensive dans les principaux journaux du pays, à la télévision et par des gadgets de tout genre. Le réseau de distribution de ses cartes de recharges s’étendait dans une bonne partie du territoire ivoirien. Tout cela avant d’apprendre que ses activités entraient dans le cadre de ce que la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest appelle monnaie électronique. Il a fallu tout stopper après à peine 6 mois d’activité, pour se mettre en règle, mais aussi profiter pour corriger certains problèmes rencontrés dans les premiers mois.

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« Nous tenons à respecter toutes les mesures réglementaires de la Bceao, car elles visent à protéger nos utilisateurs » insiste Monsieur Ouattara Souleymane, le jeune responsable marketing de Celpaid. A l’écouter, on croirait entendre un avocat de la Bceao. Ce respect des textes a un coût. Le capital social de l’entreprise a dû être relevé de 10 millions à 300 millions de FCFA. Les installations techniques, les logiciels et autres ont été inspectés minutieusement par la banque centrale dans le souci de s’assurer qu’il existe une traçabilité des transactions, qui éviterait des manœuvres de blanchiment d’argent. Celpaid attend son agrément d’un instant à l’autre pour démarrer ses activités en début mai prochain.

Le personnel de son siège social passera alors de 13 à 35 personnes dans des locaux aménagés, plus grands que les bureaux actuels de la rue des jardins aux 2 plateaux. Ses employés viendront certainement en majorité d’Agitel Formation et Hetec, les 2 grandes écoles fondées par son directeur général et associé majoritaire, Monsieur Mamadou Sanogo.

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« Dès le redémarrage des activités, les choses iront très vite », nous assure M Ouattara. Des mesures sont déjà prises pour une bonne distribution des recharges Celpaid. Le service ne se limitera plus seulement aux transferts d’argent et le paiement des factures d’électricité et d’eau. Celpaid ira plus loin en permettant aux gens de payer également dans les restaurants, cliniques et autres commerces à partir de leurs téléphones portables. Celui qui fait le paiement sera obligé d’avoir un compte Celpaid, celui qui reçoit aura juste besoin d’un téléphone connecté à un réseau local de téléphonie mobile, n’importe lequel. Cet aspect permet à Celpaid de naviguer au-delà des marchés fermés contrairement à ses principaux concurrents.

Les associés de Celpaid sont convaincus du potentiel du m paiement en Cote d’Ivoire, et espèrent occuper une bonne place dans ce marché. En attendant, laissons les redémarrer leurs activités !

Euclide Okolou de www.okibat.com