Les habitués du site web www.brvm.org de la bourse régionale des valeurs mobilières de l’Uemoa ont remarqué au début du mois de juin 2009 un changement sur le site.

La Brvm a relooké son site internet avec les conseils de l’entreprise senegalaise People Input. Sa communication web sert particulièrement à tous ceux qui sont loin des sièges de la direction et des antennes nationales de bourse. Elle leur permet d’accéder aux informations boursières quotidiennes, surtout que dans notre contexte d’absence de culture boursière, les médias n’en parlent pas toujours.

palmbourse

La couleur dominante du nouveau site est le bleu, comme le précédent, à la différence que cette fois ci c’est plus dégagé. Un menu horizontal fixe est bien visible et se complète en fonction des rubriques d’un menu vertical à gauche. La page est centrée sur la plupart des principaux navigateurs (opera, ie, firefox). Sur chrome de Google, elle est à droite, avec la barre défilante sous le menu horizontal qui occupe dans ce cas, toute la page.

La navigation est facile entre les différentes rubriques. Le contenu a été retouché. Ils ont pensé à supprimer les emails dans les adresses des intervenants du marché. Ces emails étaient en majorité caduques. Le glossaire est plus fourni, il y’a davantage d’informations sur le site.

Une rubrique « Mon portefeuille boursier » vous permet de simuler gratuitement la gestion d’un portefeuille boursier.

Le Hic

L’inconvénient se trouve au niveau de la documentation. Plus d’un internaute se plaint de ce que maintenant on a plus accès aux anciens Boc (bulletin officiel de la cote), avis, états financiers et autres. La direction de la Brvm a apparemment supprimé ces documents pour conduire tout le monde à s’abonner au site de base de données qu’elle va mettre en ligne dans les prochains jours.

Il semble qu’elle ait oublié que des particuliers investisseurs ou simples étudiants peuvent avoir besoin de ces données élémentaires. D’après les informations que nous avons, le site de base de données devrait permettre aux utilisateurs de voir les historiques de cours d’une valeur en forme de courbe, d’accéder à ses états financiers et autres avec des éléments d’analyses en un clin d’oeil. Rien à voir avec la documentation que nous avons connu jusque là. Ce service devrait coûter un million par an aux abonnés.

Un particulier gagne combien en bourse pour oser mettre un million juste pour avoir des informations ? Inutile de mentionner que la majorité de nos sociétés de courtage ont besoin d’initiation  aux ntic pour espérer les voir relayer le service à leurs clients comme le font les brokers occidentaux.

La brvm aurait elle choisit de mépriser ou ignorer les petits investisseurs comme certaines Sgi ? Les contacts que nous avons eu avec certains acteurs de l’institution semblent indiquer que cet aspect les avait échappé. La question est qu’est ce qu’elle fera maintenant ?

Euclide Okolou