Okibat.com - La veille de l’assemblée générale d’Ecobank Transnational Incorporated qui s’est effectivement tenue le 05 juin dernier à Ouagadougou (Capital du Burkina Faso), M Ouamdaogo Moumouni un boursicoteur burkinabé avec qui nous échangeons des avis sur le marché, nous a signalé qu’il y’avait un fort mouvement haussier d’Ecobank à la bourse du Nigeria. D’après son expérience, la Nigerian Stock Exchange, mène généralement la cadence entre les trois marchés dans lesquels sont cotées les actions Ecobank. Il a donc estimé qu’un grand mouvement haussier était à prévoir sur Ecobank dans les prochains jours.

Le lendemain, l’action Ecobank a effectivement démarré un fort mouvement haussier à la Bourse des valeurs de l’Uemoa. Elle a vu son cours de référence passé de 37 FCFA le 05 juin à 52 FCFA ce 12 juin, soit une progression de 40.54% en une semaine. Cette ascension a permit à la place d’Abidjan de connaître sa première semaine en vert depuis le mois de Mars 2009. Notre investisseur burkinabé pense que ce n’est pas finit « je ne serai pas surpris de voir Ecobank à 75 FCFA bientôt ».

Pourquoi cette ascension ?
Plusieurs investisseurs interrogés estiment que la réponse se trouve dans le rapport annuel 2008 du groupe et dans les propos qui ont été répétés par les administrateurs à l’assemblée générale de Ouagadougou. Notons que cette AG avait réuni environ 2000 actionnaires venus des différents pays d’Afrique où est implanté le groupe.

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La bonne nouvelle serait : « Le programme d’expansion d’Ecobank est arrivé à son terme ». Après les ouvertures prochaines des filiales en Tanzanie, en Zambie et en France, qui porteront à 30 le nombre de pays où flotte le drapeau Ecobank, le groupe « accordera désormais une importance accrue à l’amélioration des contrôles, du service à la clientèle, des méthodes, de l’efficience, de la productivité et de l’utilisation des technologies, de façon à tirer pleinement parti de notre implantation sans égale dans l’ensemble du continent africain », pour utiliser les mots de M Mande Sidibe, son PCA.

C’est donc la fin des dépenses expansionnistes et la boulimie des capitaux qui les accompagnaient. C’est le début du renforcement des capacités de productivité et de rentabilité de l’entreprise. Ce qui laisse penser que le titre deviendra effectivement rentable dans les deux ou trois prochaines années. 17 millions de $ US seulement distribués en dividendes, sur les 111 millions de résultat net, pour que le reliquat aide à atteindre ces objectifs.

Ce rapport annuel rassurant serait-il l’unique cause de la folle remontée de l’action Ecobank? Nous sommes impatients d’entendre ce qui sera dit à l’exposé que fera Ecobank ce mercredi au siège de la Brvm.

Euclide Okolou