Lasses de ne pouvoir bénéficier de crédits bancaires, les femmes, qui exercent dans le vivrier, ont décidé de mettre sur pied un fonds de garantie. Sa mission : financer et développer leurs activités. Réunies récemment à la Mairie d’Adjamé, celles, qui sont aujourd’hui regroupées au sein de la Fenacovici (Fédération Nationale des Coopératives du secteur du vivrier de Côte d’Ivoire), ont jeté les bases de ce fonds.
vivriers
Pour Mme Irié Lou Irié, PCA de la Fenacovici, c’est la « solution idéale aux difficultés du secteur du vivrier » et surtout une opportunité d’obtenir des prêts auprès des banques. « Avec le fonds de garantie, ce sont les banques qui feront la cour à la fédération. Elle compte plus de 1000 coopératives, si chacune paye 180.000 F pour le reste des six mois de l’année, l’organisation pourrait obtenir un prêt consistant pour le financement du secteur à travers la formation, l’octroi aux membres d’engrais, d’herbicides, de moyens de locomotion tels des véhicules pour faciliter les campagnes au bénéfice de l’autosuffisance alimentaire » a ajouté Mme Irié Lou Irié. Séance tenante, toutes les coopératives ont adhéré à l’initiative.
Bien plus, certaines se sont acquittées sur le champ de leur cotisation d’un montant de 220. 000 FCFA. Mme Irié a ensuite rassuré que ce fonds sera logé, sous l’œil vigilant d’un notaire de renom, dans une banque. Avant de promettre d’offrir aux coopératives de sa fédération des semences, des engrais et des herbicides. En attendant, elle a symboliquement distribué quelques cartons de ces produits aux représentants des différentes régions du pays.

Enfin, Mme Irié Lou Irié a félicité les membres de la Fenacovici a félicité les coopératives de la fédération pour leur mobilisation lors de la rencontre le 6 mars dernier, avec le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo.

Y. Sangaré