Le Temps - Certains compartiments de l`activité économique mondiale continuent d`être frappés par les effets co-latéraux de la crise économique mondiale. Ainsi, depuis le début de l`année, dans le secteur pétrolier, le maillon raffinage de la chaîne de ce secteur est soumis à une rude épreuve partout dans le monde. Il s`agit de la chute constante de la marge de raffinage (la différence entre la valeur des produits finis vendus sur le marché et celle du pétrole brut). Ce phénomène inhabituel, auquel la crise financière internationale n`est pas étrangère, est dû à un dérèglement du mécanisme de fonctionnement existant entre la fabrication des produits finis et leur vente.sir2

Ainsi, au lieu que la demande en produits finis se maintienne ou s`accroisse, elle ne cesse de régresser pendant qu`on assiste à une augmentation des niveaux de stocks. Autrement dit, face à une disponibilité de produits finis de plus en plus grande, on observe un accroissement du déficit des achats. Conséquence : les prix de vente des produits finis sont inférieurs au prix d`achat du pétrole brut. Cette situation extrêmement difficile pour les raffineries du monde entier, l`est encore plus pour celles du continent. Ainsi, la Sir traverse actuellement une période de véritables turbulences avec un manque à gagner se chiffrant en dizaines de milliards. Et son cas est d`autant plus grave que ses comptes connaissaient déjà un déséquilibre résultant de la formule des prix et du mécanisme de remboursement par l`Etat de la dette de compensation. Du fait de cet environnement économique mondial du raffinage, en Europe et aux Etats-Unis, des raffineries sont mises en vente ou pourraient être fermées tandis que d`autres connaissent des arrêts périodiques ou partiels. Dans ce contexte, la situation de la Sir préoccupe de plus en plus ses dirigeants.

B.M.