Nord-Sud - Encore une raffinerie d'huile ? La Côte d'Ivoire en a bien besoin vu qu'elle doit pouvoir répondre aux exigences de plus en plus croissantes de ses populations. La société agroindustrielle Sania, filiale du groupe Sifca, principal raffineur d'huile de palme du pays, va mettre sur pied une nouvelle raffinerie. Cette unité agroindustrielle, les dirigeants, avec à leur tête Jean-Louis Billon, la veulent beaucoup plus moderne. Selon eux, elle est appelée à remplacer les raffineries de Cosmivoire ainsi que celle rachetée en 2008 à Unilever Côte d'Ivoire. Le projet consiste en l'installation physique d'infrastructures, notamment les ouvrages de traitement et de raffinage d'huile, les équipements de stockage des produits raffinés. Le montant total des investissements se chiffre à 15 milliards Fcfa.

palmier_huile1Les équipements principaux de l'usine sont arrivés à quai et n'attendent qu'à être montés. Sur le site, en effet, les travaux de génie civil sont suffisamment avancés pour permettre le démarrage effectif des opérations de montage. Selon le communiqué de presse, l'usine devrait devenir opérationnelle au cours du deuxième trimestre de 2010 d'autant que les opérateurs portuaires ont commencé à organiser le transfert de ces équipements à Sania. Il assure que le montage prendra fin vers mars 2010. La valeur marchandes de ces équipements avoisinent les 3,5 milliards Fcfa et comportent l'ensemble des colonnes de distillation des tanks de cristallisation, des filtres de séparation et tout le reste des équipements annexes de fabrication.

Les responsables affirment que l'objectif du groupe, en menant cet investissement est, principalement d'améliorer la qualité de l'huile pour les consommateurs, et également de rechercher la baisse des coûts de transformation. L'usine de Sania aura une capacité nominale de 1.5000 tonnes par jour. Ce qui fera d'elle la plus importante raffinerie d'huile de palme d'Afrique.

Complément d'infos d'Euclide: Palmci a convoqué une AG le 19 novembre prochain, pour que ses actionnaires examinent un projet d'emprunt obligataire d'une valeur de (comme par hasard) 15 milliards de FCFA. L'heure de la rencontre ne me convient pas, mais je vais faire un effort pour être vos yeux et vos oreilles la bas.