Le National - Difficile à croire. Après le réajustement des prix à la pompe intervenu l’année dernière suivi quelques temps après de l’indexation de ces prix sur les fluctuations des cours mondiaux du brut, on pensait la SIR définitivement à l’abri des difficultés qu’elle avait connu jusqu’à mi - 2008. Les dirigeants indexent la mauvaise santé de l’industrie mondiale du raffinage. N’ont- ils rien vu venir ?

dervain___sirLe pétrole ayant été en partie à l’origine de la crise économique internationale et le secteur de l’automobile comptant parmi les plus grandes victimes, les spécialistes s’attendaient indubitablement à une grande mutation du secteur des hydrocarbures, notamment celui des produits finis. Les dirigeants de la SIR qui sont à la tête de l’association des raffineurs africains devraient en principe être au fait des enjeux du secteur et prendre les dispositions idoines pour ne pas subir de plein fouet toutes ses fluctuations. Les dirigeants avisés ont réajustés les cadences de production et pris d’autres mesures pour sécuriser leurs activités. Il faut rapidement prendre des dispositions pour éviter que ces difficultés ne remettent sur la table la privatisation de la SIR dont les activités demeurent stratégiques pour l’état ivoirien.

A l’allure où vont les choses, il vaut mieux changer ce piètre gestionnaire, Joël Dervain, pour ne pas que la SIR nous échappe. Gare à ceux qui veulent le protéger. C’est un bien de l’Etat de Côte d’Ivoire et non d’un clan.
Ça suffit.

Joachim Digbeu