RFI - Le groupe Louis Dreyfus s’apprête à acquérir le quart de Mangas Gaming, premier groupe français de paris et jeux en ligne. Cette information, révélée ce 28 décembre 2009 par le journal Le Figaro et La Tribune, intervient avant l’entrée en vigueur de la loi de libéralisation de ce secteur.

Certes, il existe déjà une myriade de sites sur internet où il est possible, depuis la France, de jouer de l'argent. Mais la plupart de ces sites sont parfaitement illégaux, car pour l'instant, seuls le PMU et la Française des Jeux ont le droit en France de proposer des jeux d'argent sur le net.

D'ici à la mi-2010, tout cela devrait donc changer. La loi de libéralisation des jeux en ligne doit être définitivement adoptée par les Sénateurs dans les mois qui viennent. En attendant ce vote, les principaux acteurs du secteur se préparent activement à l'échéance. Car l'enjeu financier est énorme. On estime en France à trois millions le nombre de particuliers qui misent de l'argent sur le Web. Et le marché pourrait atteindre les quatre milliards d'euros dans les cinq prochaines années.

La Française des Jeux a déjà annoncé la couleur. Elle veut se tailler la part du lion avec 25% de parts de marché. Le PMU est également sur les rangs, mais il faudra compter aussi sur les casinos et les opérateurs privés déjà présents sur le net en étant domiciliés à l'étranger.