J’ai compté au total 8 sociétés qui ont réduit ou augmenté leur capital social en 2009. Ceda et Sivom, deux entreprises qui connaissent des difficultés depuis plusieurs années en font partie. Elles sont passés respectivement à 2,305 milliards de FCFA et 3,342 milliards de FCFA, contre 461 millions de FCFA et 2 milliards de FCFA précédemment. Cela m’a conduit  à me demander pourquoi est ce que nos entreprises cotées ne font pas appel au marché lorsque des résultats négatives s’enchaînent ? Pourquoi est ce que les actionnaires de référence s’orientent plus facilement vers les crédits bancaires coûteux, au lieu d’émettre des actions ou des obligations ? Serait ce leurs conseillers souvent affiliés à des banques qui les y orientent expressément juste pour gagner des commissions d’apporteurs d’affaires ?

Une chose est sûre, Banque Of Africa fait plus confiance au marché. En plus des obligations émises par toutes ses filiales de la sous région, Boa Niger a émis des actions pour faire passer son capital de 2,75 à 3,5 milliards de FCFA.

Les autres opérations de capital ont été observées chez Smb qui a fait multiplier son capital par quatre lors d’une incorporation des réserves de l’entreprise. Chaque actionnaire a reçu 3 actions nouvelles/ action. Boa Bénin a suivi le même modèle pour propulser son capital de 8 à 9 milliards de FCFA.

Palmci a franchit la barre de 20 milliards de FCFA du fait de l’absorption de Phci. Une possibilité que nous évoquions au début de l’année lorsque Sifca et ses partenaires asiatiques avaient racheté cette dernière lors de l’opération Redback.

Servair Abidjan (ex Abidjan Catering) qui voulait sortir de la cote au début de l’année a finalement choisit de se recapitaliser par une opération en coup d’accordéon fait d’une division de la valeur nominal de l’action par deux, suivi d’un apport en numéraire de 500 millions.

La 8e entreprise est Ecobank qui en plus de l’enregistrement des capitaux issue de l’offre publique de vente des actions de fin 2008, a noté l’entrée de la Sfi dans son capital, par une compensation des créances.

Euclide Okolou