05 novembre 2009
Malamine Kone, Un exemple de réussite
Willy's Blog - Né au Mali en 1971, Malamine Koné vit son enfance auprès de sa grand-mère, et il lui arrive de garder les moutons pieds nus. A 10 ans, sa vie change de cours lorsqu’il part rejoindre ses parents qui vivent en France où ils ont immigré. Son père mécanicien, et sa mère femme de ménage élèvent neuf enfants. Il poursuit ses études sans encombre jusqu’au baccalauréat et obtient un Deug de droit. Parallèlement, à l’âge de 12 ans, il s’est pris de passion pour la boxe, un sport où il se débrouille très bien. Très tôt il est surnommé la panthère (qui deviendra le signe de sa marque). Il obtient ainsi les titres de champion de France amateur en 94 et 95 et est présélectionné pour les JO d’Atlanta en 96.
Malheureusement, à la suite d’un grave accident de voiture, il est obligé de mettre un terme à sa carrière de boxeur. Il subit plusieurs opérations qui lui évitent de peu l’amputation. Il commence alors à travailler à son compte, et vend des vêtements au marché aux puces. Progressivement, il lui vient l’envie de créer une marque, et il se rend compte que les jeunes de banlieue sont parfaitement réceptifs à la mode et contribuent à lancer les tendances. Il dessine 5 modèles de Sweatshirts et se les fait fabriquer à crédit 100 euros pièce. Puis va démarcher quelques commerçants pour leur faire vendre ses sweatshirts dans des magasins. Les premiers T-shirts sont vendus au bout de quelques jours, et le magasin en recommande quelques autres. C’est le début de l’aventure Airness.
Malamine Koné se propose d’habiller les sportifs en dehors des stades. Il compte quelques amis footballeurs qu’il connaît depuis son enfance. Steve Marlet, Dugarry et Louis Fernandez acceptent de porter Airness en dehors des terrains, sans toucher d’argent.
Didier Drogba signe aussi pour Airness peu avant de devenir une superstar à Marseille en 2003-2004. Grâce à ces vedettes, Airness explose en notoriété et son chiffre d’affaires augmente en flêche. En 2003, le chiffre d’affaires de la société est de 30 millions d’euros alors qu’il n’était que de 5 millions d’euros en 2002 tandis que la marque est vendue dans 1500 magasins.
Malamine Koné ne se limite pas au textile, mais poursuit une stratégie de diversification en lançant une activité chaussures et en multipliant les accords de licence : dans les lunettes avec la société Romain Afflelou (le fils d’Alain), dans la téléphonie mobile avec des portables fabriqués par la société ModeLabs, dans la papeterie et les bagageries scolaires, les montres, le linge maison, la maroquinerie...
La marque Airness continue son développement et en 2006-2007, Airness était l’équipementier de clubs de football comme Lille, Rennes, Nantes, Valenciennes, Boavista, Genk, Fulham, de sélections nationales comme le Mali, la RD Congo, du Bénin, du Gabon, de la Guinée…
Il a reçu en 2007, le prix du jeune entrepreneur le plus remarquable de la Jeune chambre internationale, et a été désigné en 2008 comme personnalité de l’année lors des Trophées des arts afro-caribéens.
Malamine Koné est un exemple de réussite éclatante pour nous jeunes africains en général et nous étudiants en administration des affaires en particulier.
Lors d’une interview, il affirmait que « la volonté doit être toujours plus forte que la fatalité »
03 novembre 2009
Marcel Zadi Kessy nommé Pca de Finagestion
Le Nouveau Reveil - Marcel Zadi Kessy (MZK) vient d'être désigné par les patrons de la multinationale Bouygues pour présider le conseil d'administration (Pca) de Finagestion, la Holding du groupe français dans l'eau et l'électricité en Afrique.
C'est la première fois, si on ne s'abuse qu'un Africain va occuper ce poste. L'information n'a pas encore été rendue publique, mais elle est confirmée de source très introduite.
Marcel Zadi Kessy, le Pca du groupe Cie-Sodeci (appartenant au groupe français Bouygues) a été nommé comme Pca de Finagestion. Il remplace à ce poste Olivier Bouygues. Cette promotion de MZK constitue, à notre connaissance, une grande première non seulement pour un Africain, mais pour un manager noir. Ce poste étant réservé jusque-là au cercle très hermétique du dernier carré des intellectuels du clan Bouygues. Finagestion est une filiale en propriété exclusive du conglomérat français Bouygues. En Côte d'Ivoire, les principaux intérêts de Finagestion sont, outre la Compagnie ivoirienne d'électricité (Cie) et la Société de distribution d'eau en Côte d'Ivoire, la Compagnie ivoirienne de production d'électricité (Ciprel). En Afrique, Finagestion gère plusieurs intérêts liés au secteur de l'eau et de l'énergie, notamment la Sénégalaise des eaux (Sde).
André Silver Konan
26 août 2009
Entretien avec… M Craig Hitchcock, Président de Business Council for Africa Cote d’Ivoire
Il suit Okibat.com depuis plus d’une année, et nos échanges sur facebook ont conduit à une rencontre où j’ai tout de suite voulu qu’il nous explique un peu plus ce qu’il fait.
Qui est M Craig Hitchcock ?
Qui suis-je ? Je suis un ressortissant Britannique, bien que je préfère dire que je suis un Anglais. Je suis né à Londres le 13 mai 1948. Ancien officier formateur en leadership dans la Royal Air Force, aujourd’hui dans le privé avec en Cote d’ivoire les fonctions de Président du Business Council for Africa –Côte d’Ivoire (Conseil aux Entreprises pour l'Afrique - Côte d'Ivoire), le Président du Abidjan Business Friends Club (Amicale des Hommes et Femmes d’Affaires d’Abidjan), et un membre du Conseil d’Administration de la Chambre de Commerce Américaine en Côte d’Ivoire (Am Cham CI).
Un anglais au conseil d’administration de la chambre de commerce américaine ?
Oui ! En fait, après les événements de Novembre 2004 à Abidjan, lorsque la Cham Am a fermé ses portes, ainsi que d’autres associations professionnelles ici, ABFC est resté ouverte, et j'ai invité les membres de Am Cham à nous rejoindre pour nos déjeuners, afin de maintenir les partenaires sociaux. Lorsque Am Cham a ré-ouverte ses portes, pour me dire “ merci ”, ils m'ont invité à rejoindre le Conseil d’administration.
Voulez vous nous en dire plus sur les deux associations que vous présidez ?
Abidjan Business Friends Club, est un club où nous les anglophones et d’autres personnes parlant l’anglais, nous nous retrouvons une fois par mois autour d’un repas. L’adhésion est gratuite.
Le 2e, Business Council for Africa – Cote d’Ivoire, est un réseau d’hommes et de femmes d’affaires de différentes nationalités qui établissent des contacts pour le développement de leurs business. L’adhésion ici est payante avec un prix variable, selon que l’on est une entreprise ou un consultant privé
Concrètement, vos activités consistent à quoi ? Qu’est ce qu’un entrepreneur peut gagner en y adhérant et qu’est ce qu’il doit apporter aux autres?
Ce sont toutes fondamentalement des organisations de mise en réseau, mais ont des priorités et des objectives différentes.
Le ABFC a été créé comme une plateforme pour parler l’anglais, mais non limité aux Anglophones, ni organisations, dans le but de créer une plate-forme ou un forum, où gens de toutes les couches de la société (entreprises, diplomatiques, ONG, individus, etc), puissent se rencontrer et échanger des opinions, idées et leurs problèmes. Structuré de manière très informelle, j’ai trouvé depuis les 9 années où je suis membre (dont 6 en tant que président) des solutions les plus improbables aux problèmes de tous genres en un seul endroit !
Le BCA CI, j'ai déjà évoqué est un réseau des entreprises orientée beaucoup plus formellement, et maintenant vraiment panafricain avec des liens très forts au sein de l'Union Européenne. Notre rôle consiste à aider les hommes et des femmes d'affaires, généralement ceux qui sont nouveaux et juste « venturing » dans le pays ou nous avons une représentation, en rendant les contacts d'affaires, et fournissant des données et ‘ renseignements ’ qui devaient normalement les prendre beaucoup plus de temps à obtenir. Nous pouvons fournir des informations et des conseils très précis et à jour et parce que nous sommes “ sur le terrain”, nous pouvons les apporter une aide pendant des 'événements ou d’autres problèmes imprévus.
AM Cham est une organisation style Chambre de Commerce et d’Industrie classique, spécifiquement conçue pour répondre aux besoins des hommes et femmes d’affaires Américains qui cherchent à travailler avec la Côte d’Ivoire dans un sens, et pour les Ivoirien(ne)s qui cherchent à travailler avec les États-Unis.
Est-ce ces associations sont réservées aux blancs ou aux sociétés uniquement ? Qui peut y adhérer ?
Elles ne sont certainement pas réservées pour les blancs ! Le Président de la Cham Am est une très charmante Dame noire américaine! Toute personne peut s'inscrire si elle ressent le besoin de le faire, et croit qu'elle peut y trouver un avantage.
Dans ABFC, j'ai des Ambassadeurs, directeurs de grandes banques et sociétés internationales. J'ai un grand nombre d'entreprises locales, et ‘ sole traders ’, tels que les agents immobiliers, d'assurance les courtiers ainsi que des ONGs, étudiants, enseignants … la liste est interminable ! Et à la dernière réunion, 75 % des personnes présentes étaient des non-blancs et 15 pays différents étaient représentés !
BCA, comme AM Cham, sont plus formelles. Le coût d'adhésion dépend de votre propre organisation et structure et vos besoins, et les exigences que vous avez, sur la taille de votre organisation. J'espère que vous allez publier les adresses électroniques divers de nos contacts après cette interview et quiconque veut plus d'informations peuvent m'envoyer un mail et ils doivent obtenir une réponse dans non plus que 48 heures.
Selon vous quel impact peut avoir un réseau social sur internet, type viadeo ou facebook, dans le développement d’un businessman ?
Il peut avoir un impact énorme sur le développement d'une personne ou d’une entreprise ; Mais cela dépendra de comment cette personne ou les entreprises gèrent ses contacts. Un réseau social peut ouvrir des portes et vous pouvez trouver des personnes qui prendraient autrement des semaines de démarche dans les rues. Il peut avoir aussi un effet négatif, si vous n'êtes pas attentif. Si vous déclarez vos affiliations politiques sur Facebook, puis vous pourriez bouleverser quelqu'un d'une affiliation différente ; et je dis constamment aux jeunes de l’Université, surveillez comment vous dirigez et comment vous écrivez. La personne en train de lire vos messages, ou vous utilisez un argot et/ou un langage inapproprié, peut être bientôt le DRH en train de lire votre CV que vous envoyez quand vous cherchez un emploi!!
Que pensez vous de l’économie ivoirienne, et en parlez vous dans vos activités ?
Je peux répondre aux deux moitiés de la question avec la même réponse ! Lorsque j'étais récemment en Angleterre, la siège du BCA m'avait demandé de donner une conférence sur la Côte d’Ivoire ; C’était la première présentation de ce genre cette décennie. J’ai été honoré de découvrir que parmi les personnes participant à ma conférence se trouvait votre ambassadeur en Angleterre et son conseiller commercial. J'ai dit à l'auditoire exactement ce que je ressens et a estime sur la Côte d’Ivoire ; qu'il était un pays riche en ressources et en potentiel, et je veux parler non seulement de l’huile, l’or, le fer, le cacao, le café, etc., mais aussi ses ressources humaines, physiques et intellectuelles.
Puis, s'agissant de l'Ambassadeur, je lui ai rappelé que les observations formulées dans le salle de conférence ont été privilégiés et que je n’attendait pas de recevoir un billet aller simple à la MACA à mon retour à Abidjan après mes commentaires prochaines ; il a rit !!
J’ai ajouté que les problèmes fondamentaux de la Côte d’Ivoire sont la corruption endémique et mal-administration ; la corruption du côté de la route “ les tracasseries par les forces de l'ordre publique, jusqu'à la corruption à tous les niveaux de l'administration publique. La mal-administration parmi les fonctionnaires pour “ ralentir ” un processus qu'ils ont été payés pour effectuer, pour obtenir “ édulcorants ” pour faire avancer le processus. Trop nombreuses couches de l'administration, si dans le service public, ou aux Quangos, organisations de style ( http://fr.wikipedia.org/wiki/autorit%C3%A9_administrative_ind%C3%A9pendante ) créé pour “ stimuler, contrôler, développer, etc., que ce soit du secteur qu'ils étaient créé en (voir le café et cacao secteur ; idem le riz) mais en vérité des puits pour enlever l’argent !
Il y a une nécessité d'obtenir immédiatement et aussi rapide et autant que possible d’abandonner ces mauvaises et anciennes pratiques et d'utiliser les richesses naturelles du pays à développer la nation, et plus d’engraisser les portefeuilles et les comptes bancaires de la ‘classe privilégié ’ (en suspens pour quelques ovations ; et je ne suis pas à la MACA pour cet entrevue!). C'est le même message que je donne d’ailleurs lorsque je parle avec les divers syndicats des étudiants, tels que l'AIESEC et au nombre croissant de coopératives agricoles des jeunes et des femmes, qui cherchent mes conseils.
Quels conseils pouvez vous donnez à un jeune entrepreneur africain ou ivoirien en particulier ?
C’est une question à la fois facile et difficile, pour lequel il n'est pas une réponse simple, ni une seule réponse. Évidemment, il leur faut du travail dur et en appliquant eux-mêmes la main à la pâte. Mais devenir un entrepreneur provient de l'éducation, soit formel ou informel et en apprenant vos leçons, en faisant des erreurs et en reconnaissant ces erreurs et pourquoi ils ont été faites. Ecouter et observez les expériences des autres, mais ne pas s'attendre à copier ou d'imiter. Développer votre propre style et méthodologie ! Par-dessus tout, être courageux et prendre des risques bien réfléchis. Celui qui ne dépense rien, ne gagne rien !
Rejoindre des groupes de réseau tels que les miens, les organisations de services tels que le Rotary, Table Ronde, Lions, etc.. Lire autant que possible, sur papier ou sur l’Internet. Ne pas s'attendre à réussir immédiatement … regarder de Bill Gates ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Gates ), il a commencé dans le garage de son parent ! Lire sa Biographie et celui de Richard Branson ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Branson ).
Vous êtes maître de votre destin ! Si, comme beaucoup le font, vous dites : “ l’État me doit une vie ” ou “ je n'avais pas eu la chance à l'école ”, vous êtes destinés à échec ! Prenez le destin dans vos propres mains, cirer des chaussures, nettoyer les voitures, puis emploient personnes à faire pour vous, puis aller ‘ up market ’ …, accédez à l'école, accédez à la bibliothèque, en savoir plus et en savoir plus et pour en savoir plus. À la fin de votre vie vous ne serez pas appris un millionième de ce qui était disponible pour vous d'apprendre, mais apprenez le morceau qui vous convient, et exploitez le! N'abandonnez pas ; ne pas être un perdant, mais un gagnant. Ne pas se plier sur n'importe quelle religion que vous pratiquez pour vous aider ; la mienne dit que Dieu aide ceux qui s'aide eux-mêmes!! Ceux qui passent la plupart de leurs temps sur leurs genoux, ne réalisent rien !
Une dernière question, quels sont les projets de BCA dans les prochains mois ?
Le BCA-CI démarrera des réunions mensuelles en septembre. J'ai besoin de conférer avec mes confrères d’autres associations ( CCICI, AM Cham, etc…) pour éviter les conflits de calendrier, une sorte de synchronisation, de manière à ce qu’il n’y ait pas des conflits avec d'autres activités.
Contrairement à mon rôle professionnel approprié en International Business Consulting, qui est très proactive, BCACI est plutôt réactive aux besoins des hommes et femmes d’affaires visiteurs ou des Ivoirien(ne) qui veulent se tourner vers l'extérieur, et nous répondons rapidement à leurs besoins et demandes.
En Octobre, j'ai quatre missions entrantes à prendre en charge, y compris une importante institution financière basé à Londres (qui existe depuis la fin des années 1680… aucun prix pour deviner qui!) … qui vont arriver pour conduire une évaluation des risques politiques, financières et économiques au nom d'une importante société internationale. D'autres qui vont arriver incluent les secteurs miniers, pharmaceutiques et agricoles. Donc nos prochains mois seront occupés !
Je dois également rechercher le soutien plus approfondi des Institutions et entreprises Ivoiriennes qui pensent vraiment que la façon de quitter la crise est de laisser les anciennes méthodes derrière, et avancer. Je suis toujours disponible pour quiconque souhaite me rencontrer … mes coordonnées sont beaucoup dans le domaine public, et j'attends avec impatience d’échanger avec elles.
M Craig, Merci
Ça a été un plaisir, et je sais que nous allons nous rencontrer et échanger à nouveau et probablement plus tôt que plus tard !
Dieu Bénisse la Côte d’Ivoire
BCA-CI : bc4a.ci@gmail.com
ABFC : abidjanbusinessfriendsclub@yahoo.co.uk
Am Cham CI: amcham@ameritechafr.com
Interview réalisée par Euclide Okolou
15 août 2009
Stephen Schwarzman, patron le mieux payé d'Amérique
E24.fr - Le patron du fonds d'investissement Blackstone, dont le cours de Bourse s'est effondré à cause de la crise financière, a touché 702 millions de dollars en 2008.

Le directeur général du fonds d'investissement Blackstone, Stephen Schwarzman, est devenu l'an dernier le dirigeant d'entreprise le mieux payé des Etats-Unis, d'après une étude publiée jeudi par The Corporate Library, un organisme de recherche indépendant.
Stephen Schwarzman a ravi au directeur général d'Oracle, Larry Ellison, le haut du podium grâce à une rémunération annuelle atteignant au total 702,4 millions de dollars (492 millions d'euros).
Sur ce total, 699,8 millions proviennent de l'exercice d'options qu'il avait reçues lors de l'introduction en Bourse. Son salaire de base s'est élevé à 350.000 dollars, d'après des documents transmis aux autorités de régulation américaines.
Selon l'enquête de cet institut, la voie royale pour décrocher un haut salaire consiste toutefois à diriger un groupe pétrolier ou un producteur de gaz naturel: leurs dirigeants occupent à eux seuls sept places du classement des dix patrons américains les mieux payés en 2008.
Les dirigeants de groupes pétroliers occupent les sept rangs suivants et le directeur général de la chaîne de vêtements Abercrombie & Fitch, Michael Jeffries, clôt la liste.
Le classement a été établi sur la base du total des rémunérations perçues en incluant les primes, les avantages en nature et le produit des stocks options exercées.
Les Milliardaires de la Mode
Marie Thibault, Forbes.com - Ces fashionistas se font quelques sous chaque fois que vous faites un jogging, que vous essayez un jean ou que vous achetez des lunettes de soleil. Si c'est la hauteur des ourlets qui indique dans quelle direction évolue la bourse, la plupart des indicateurs économiques nous montrent que les jupes plus longues vont rester de rigueur pendant quelque temps.
Mais même si l'économe ne va pas dénuder pas les genoux pour l'instant, la fortune des milliardaires de la mode, ceux qui décident ce que nous portons, où nous l'achetons et quels sacs et chaussures vont avec, devrait se porter plutôt bien. La plupart des nababs ont vu leur patrimoine personnel s'amenuiser au cours des 12 derniers mois, mais dans le secteur de la mode la tendance est plutôt à la hausse depuis la reprise du marché en mars dernier.
L'homme le plus riche du secteur de la mode est naturellement la plus grande fortune française. Bernard Arnault avait un patrimoine de 16,5 milliards de dollars en mars dernier lorsque Forbes a publié la liste des milliardaires du monde et sa fortune a encore augmenté aujourd'hui car les actions de sa société de mode LVMH cotée en bourse ont progressé de 30 % depuis début mars.
Arnault a utilisé 15 millions de dollars provenant de l'entreprise de bâtiment de son père pour acheter Christian Dior en 1985. Aujourd'hui il contrôle plusieurs marques haut de gamme, notamment Tag Heuer, Moet Hennessy, Dom Pérignon, Fendi et Louis Vuitton--via LVMH. Il a également racheté l'an dernier Princess Yachts, l'un des plus anciens fabricants britanniques de bateaux de luxe, puis Royal van Lent, constructeur de yachts, peu après.
Un autre Français, François Pinault, possédait une fortune de 7,6 milliards de dollars au
moment de la publication de la liste des milliardaires du monde et s'est lui aussi enrichi depuis. Sa part dans PPR, propriétaire des labels Gucci, Yves Saint Laurent et Bottega Veneta, a progressé de près de 30 % depuis début mars.
Le co-fondateur de Nike, Philip Knight, qui valait 8,2 milliards de dollars en mars, a vu les actions de sa société de vêtements de sport augmenter de près de 35 % depuis mars, ajoutant environ 1 milliard de dollars à sa fortune.

Cet ancienne vedette d'athlétisme de l'Université de l'Oregon s'est associé à un entraîneur pour créer une entreprise de chaussures en 1964. Ce sont leur semelle novatrice gaufrée, leur logo et les contrats de promotion coûteux passés avec des superstars (comme Michael Jordan, Derek Jeter et Tiger Woods) qui leur ont permis de se démarquer de leurs concurrents. Aujourd'hui, Nike est la plus grande société de chaussures et de vêtements de sport dans le monde, avec des ventes de 18,6 milliards de dollars pour l'exercice 2008.
Knight a récemment consacré une grande partie de son temps à des activités philanthropiques. L'école de commerce de l'Université de Stanford a inauguré son nouveau campus, le Knight Management Centre, en septembre dernier. Knight a personnellement versé 105 millions de dollars au projet. Il a également versé 100 millions de dollars au département d'athlétisme de l'Université de l'Oregon en 2007.
Deux fashionistas qui avaient disparu de la liste Forbes des milliardaires en mars dernier ont suffisamment rebondi pour passer à nouveau la barre du milliard : Richard Hayne et Roger Wang.
Les actions d'Urban Outfitters, la société de Hayne, ont augmenté de 35 % depuis début mars. Cette société vient d'ajouter un magasin de jardinage de luxe, Terrain, à ses marques existantes - Urban Outfitters, Free People, Anthropologie.
Roger Wang est devenu directeur d'un drugstore Thrifty à Los Angeles après avoir émigré aux Etats-Unis en 1971. Il a créé Golden Eagle Retail Group en 1992 avant de l'introduire en bourse 14 ans plus tard. Aujourd'hui, la majorité de sa fortune est investie dans l'entreprise car Wang possède une majorité d'actions. Les actions de Golden Eagle ont bondi de 115 % depuis mars, permettant à Wang de rejoindre le club des milliardaires.
Source: Yahoo Finance
11 août 2009
Entretien avec… M Olivier Todoe, président de Kamit Communication Inc au Canada
Nous avons eu l’occasion d’échanger aujourd’hui avec M Olivier Todoe, un africain résidant au Canada, où avec son épouse, il dirige la société Kamit Communication Inc. Il nous parle ici de leur produit vedette Yinn et du partenariat avec Mastercard international.
M Todoe, voulez vous vous présenter aux internautes d’Okibat.com ?
Olivier Todoe est entreprenaute, jeune promoteur canadien originaire du Togo , cofondateur et président du Groupe Kamit Communications Inc , fournisseur de services financiers alternatifs aux banques et de télécommunication.
Vous développez une solution appelée Yinn, qu’est ce que c’est ?
Yinn est la monnaie virtuelle développée par le Groupe Kamit Communications Inc pour stimuler et promouvoir le Ecommerce et le Ebusiness. Yinn est aussi la marque ombrelle du Groupe Kamit communications inc regroupant nos services financiers alternatifs ( monnaie virtuelle Yinn et carte cadeau Yinn multiservices ) et télécommunication ( voix et donnée, yinn permet en effet d’émettre de appels internationaux à moindre cout).
Quel est l’intérêt de Yinn pour les internautes particulièrement les africains ?
Yinn permet enfin aux internautes de bénéficier d’un moyen de paiement en ligne sans lien avec une institution financière et surtout Yinn permet aux pays africains de vendre leur produits et services entre eux sans vouloir à tout prix exporter vers les pays du Nord . Yinn est le moyen de paiement adapté à l’Afrique pour le Ecommerce et le Ebusiness. Avec Yinn un ivoirien peut vendre son produit ou service à un Togolais et donc avec Yinn , le Ecommerce en Afrique devient une réalité si elle est adoptée par les pays africains .
Nous avons entendu dire que Yinn a eu un partenariat avec Mastercard, qu’est ce que cela apporte en plus aux utilisateurs ?
Notre partenariat avec Mastercard international permet au groupe Kamit Communications Inc de lancer un autre produit financier alternatif aux cartes de crédit . Bientôt le groupe mettra sur le marché la carte cadeau Yinn multiservices rechargeable , une carte débit Mastercard qui aura toutes les fonctionnalités d’ une carte de crédit : achat en ligne , en magasin , retrait d’ argent dans un guichet automatique à plus de 1 million d’endroits dans le monde . Ce partenariat nous permet aussi de garantir le reversement des fonds aux cybervendeurs qui ont adopté notre solution de paiement en ligne puisqu’ils peuvent recharger leur monnaie virtuelle Yinn sur leur carte cadeau Yinn rechargeable et retirer les fonds à n’importe quel guichet automatique présentant le logo Mastercard. Les utilisateurs Yinn peuvent aussi recharger leur carte cadeau Yinn avec leur monaie virtuelle Yinn.
Le site www.yinn.ca est inexploitable depuis quelques temps, dans combien de temps est ce qu’on aura la nouvelle version ? Et quand est ce que Yinn reviendra en Afrique ?
Non , le site www.yinn.ca est toujours exploitable mais nous travaillons présentement sur une nouvelle ergonomie ou architecture du site pour mieux répondre à la nouvelle orientation de la marque Yinn et à la nouvelle mission du groupe kamit Communications Inc qui est d’offrir les services financiers alternatifs aux banques et la télécommunication.
La nouvelle version du site sera en ligne d’ici mi-septembre .
Tout récemment , nous avons testé Yinn en Afrique en partenariat avec le groupe Okibat et nous avons compris la préoccupation des cybervendeurs africains , et je crois que nous venons de trouver la solution à leur préoccupation . je dirai que Yinn reviendra en Afrique bientôt , c’est notre grand souhait .
Cela fait combien de temps est ce que vous travaillez sur ce produit ? Et quelle expérience en avez-vous tirez au fil des péripéties ?
Cela fait 2 ans que ma femme et moi travaillons sur ce produit qui continue de faire son petit chemin malgré les difficultés que nous rencontrons tous les jours mais nous sommes déterminés à atteindre notre objectif .. ce n’est pas facile mais j’avoue sans regret que c’est une belle aventure qui se poursuit .
Un dernier mot pour les internautes de www.okibat.com
J’aimerais tout d’abord remercier l’équipe de www.okibat.com de m’ avoir accordé cette entrevue et dire aux jeunes africains qui veulent se lancer en affaires de ne pas avoir peur certes le début est difficile mais aussi pour aller loin en affaires il faut avoir une confiance soi , aimer ses reves et surtout éviter les sagesses conventionnelles . Enfin un mot à l’endroit de la diaspora africaine : L’afrique nous interpelle tous .
M Todoe Merci et bonne continuation à vous.
Interview réalisée par Euclide Okolou
06 août 2009
Les multiples vies d'Euclide Okolou
J’ai été interviewé par M Philip Couboura de Unevieplusriche.com, « le blog qui explique comment tirer le meilleur parti de son potentiel et de ses ressources ». J’ai trouvé le titre de l’article intéressant parce qu’effectivement je trouve que j’ai trop de casquettes. Et le problème est que j’ai du mal à choisir lesquelles abandonner, parce que chacune d’elles est une partie de moi. Lire l'article ici
18 mai 2009
Guillaume Liby, nouveau Directeur général d’UBA Côte d’Ivoire
Intervenant dans un environnement bancaire ivoirien où les premiers pas opérationnels de l’autre banque nigériane implantée sur les bords de la Lagune Ebrié, Access Bank Côte d’Ivoire, ravivent plutôt les vieux préjugés défavorables vis-à-vis des biens et services estampillés « from Nigeria », la montée en grade chez le frère ennemi, UBA, de ce jeune banquier qui a fait ses armes à la Citibank, la Société financière internationale (SFI – Groupe de la Banque mondiale) à la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) puis à la Banque nationale d’investissement (BNI), -mais également un très bref passage chez Access Bank Côte d’Ivoire (Omnifinance) en qualité de Directeur général par intérim-, ne manque pas de symbolique. D’aucun pense que UBA entend ainsi « marquer son ancrage dans le paysage financier et le tissu économique ivoirien ». Le nouveau Directeur général de la filiale ivoirienne du groupe bancaire nigérian devra donc donner un nouveau tour de vitesse à la stratégie commerciale de la banque. D’autant qu’elle a fait le pari de jouer les tous premiers rôles à très court terme.
Lesafriques.com - La filiale ivoirienne du groupe bancaire nigérian enregistre un aménagement à la tête du management.
06 mai 2009
Youssou N'dour: D'un sommet à l'autre
Lesafriques.com - Il a réussi dans la musique comme jamais aucun Sénégalais et il se lance dans le business en attendant peut-être un autre destin.
Dans ce qui est finalement sa raison et ses moyens de vivre, il a déjà tout atteint. Ou presque. Le 13 février 2005, il a décroché le Grammy Award du meilleur album, catégorie World Music. Les Grammy Awards sont des récompenses décernées chaque année en février à Los Angeles, aux États-Unis, par la Recording Academy, qui honorent les meilleurs artistes du monde comme Louis Armstrong, Ray Charles, Frank Sinatra, Stewie Wonder, Michael Jackson, les Beatles... Les Oscars de la musique, en quelque sorte. Ironie du sort, il n’y était pas pour recevoir son trophée. Nominé quatre fois, il avait fait plusieurs fois le voyage pour rien. L’année dernière, c’est au tour du magazine Times de le citer parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde. Quand Jacques Chirac, l’ancien président français, lance sa fondation, il est du nombre des invités et côtoie, à la loge d’honneur, un autre compatriote, Abdou Diouf, ancien chef d’Etat, patron de la francophonie.
Youssou N’Dour a donc largement obtenu ce qu’il voulait, la reconnaissance, quand à peine âgé d’une dizaine d’années il promènait sa voix à nulle autre pareille, comme l’a expliqué un grand du monde de la musique, Peter Gabriel, dans le populeux quartier de la Medina, à Dakar, où il habitait alors, pour chanter dans les kassak, ces soirées à l’honneur des circoncis, à la fois initiation aux mystères ancestraux et fête folklorique. Les meilleurs chanteurs se promènent de kassak en kassak, avec pour seule récompense les applaudissements qu’ils récoltent, les foules qui les suivent, et parfois quelques pièces ou modestes billets. Mais l’argent n’était pas alors le mobile principal. « Je me souviens bien de mon inclinaison première qui était d’être connu dans la Médina. (…) J’y chantais et les gens parlaient de moi ; c’est ainsi que tout a commencé. »
Un train d’enferSur le plan musical, Youssou N’Dour a aujourd’hui atteint les sommets africains. « Ils sont à ce jour quatre à avoir réussi le cross-over de la musique africaine : Myriam Makeba, dans les années 60 ; Manu Dibango au cours de la décennie suivante ; Mory Kanté dans les années 80 ; et Youssou N’Dour à la fin du siècle dernier. Le compte est bon ! », écrit l’un de ses portraitistes. Ses titres ne se comptent plus. Pas plus que le nombre de ses disques. Tout cela, en demeurant à Dakar, les racines plongées dans son terroir, le nez humant l’air de l’Atlantique. Pour toujours partir avec quelque chose et revenir avec autre chose.
Quel chemin parcouru par un gamin, des kassak aux sommets du monde ! Avec pour seul viatique l’héritage de sa mère griotte, Sokhna Mboup, et de sa grand-mère Mame Marie Sène, chez qui il a grandi. Après les kassak, donc, une troupe théâtrale, Sine Dramatique, à onze ans ! Puis un orchestre, le Diamono. Il n’a que treize ans, mais un concert pour un musicien décédé, Papa Samba Diop dit Mba, le fait découvrir. L’hommage qu’il lui chante brise les cœurs. Des fans, mais aussi de son père. Elimane N’Dour, ouvrier, veut pour son fils un autre sort que le sien. Il connaît le chemin le plus sûr. C’est l’école. Il veut le prestige des diplômes et plus tard, celui du bureau pour son fils aîné. Las. La musique est plus forte. Il réussit à convaincre son père qu’il peut obtenir par elle ce qu’il rêve pour lui : la reconnaissance, la fortune. Un vrai tour de force. A l’époque, au Sénégal, musicien rime avec dépravé, fumeur, coureur de jupons, drogué. Peut-être pour rassurer le père inquiet consent-il à fréquenter une école, celle des Arts, de Dakar, pour s’initier au solfège.
« La musique me passionnait par-dessus tout. Lorsque j’ai confié à mon père que je voulais mener une carrière de musicien, il était réticent, car les chanteurs étaient plutôt mal vus à cette époque. Je suis parvenu à le convaincre avec l’aide de quelques parents. »
Permis de faire de la musique donc. C’est le père qui doit toutefois négocier son contrat dans l’un des temples de la musique sénégalaise d’alors, le Star Band de Ibra Kassé. Le reste se fait à un train d’enfer. L’étoile de Dakar avec Badou Ndiaye où un titre, khalis (argent), est prémonitoire, avant qu’il ne vole de ses propres ailes en créant son propre groupe, le Super Etoile. Depuis, l’astre n’a jamais pâli.« J’ai pu ainsi réaliser, au bout de 25 ans de dur labeur, un travail qui devrait être accompli sur 50 ans, d’après les repères que j’ai eus sur d’autres artistes internationaux. J’en suis fier, et avec d’autres Sénégalais je symbolise le Sénégal qui se bat pour réaliser de grandes œuvres, et qui peut se mettre au même niveau que les plus grandes nations de ce monde. »
Faire plaisir à son père
Insatiable, il continue pourtant à courir. La musique en bandoulière, il part à la conquête du monde du business. « Je n’avais rien planifié. » Un besoin néanmoins, avoue-t-il, celui de faire plaisir à son père. « Alors que les musiciens n’avaient jamais de bureau, je me suis dit que je réalisais le rêve de mon père pour moi. Il n’y avait aucun calcul derrière. Les affaires sont venues sans que je les aie réellement planifiées. Des amis qui étaient dans le secteur formel m’ont encadré et j’ai créé la SAPROM pour gérer mes intérêts de musicien. » C’est le début des entreprises liées à son art. Xippi, Xippi International, Jololi. Il couvre ainsi tous les métiers de la musique, des studios de production à la commercialisation. « Ma société de production détient 60% des parts du marché musical sénégalais ; nous avons produit beaucoup de jeunes qui sont devenus des artistes confirmés, donc des mini-entreprises. Avec ma musique nous avons créé plus de trois cents emplois directs ».Mais You, comme on l’appelle familièrement, ne s’est pas cantonné au business de la musique. Il a aujourd’hui l’un des principaux groupes de presse du Sénégal, avec une radio, RFM, un quotidien, L’Observateur, un journal d’informations sportives, une imprimerie et bientôt une chaîne de télévision, TFM. Pour la presse non plus, aucun plan. Un ami, Cheikh Tall Dioum, lui propose de créer un magazine de showbiz. Le projet tourne à la création d’un quotidien, puis d’une radio, de deux autres quotidiens et d’une imprimerie. Mais le projet tourne court. Les associés finissent par se déchirer devant les tribunaux. Il a retenu la leçon. Désormais, comme hier pour la musique, il sera le seul patron. Plus simple ainsi quand on a la main particulièrement heureuse.
« Je me souviens bien de mon inclinaison première qui était d’être connu dans la Médina. »Pour se retrouver dans toutes ces structures, il a créé Youssou N’Dour Head Office, une société anonyme au capital de 10 000 000 FCFA, 15 000 euros. C’est la holding qui coiffe tout.
Parallèlement, il y a la Fondation Youssou N’Dour, présidée par son épouse.Dernière réalisation, Birima, une société de crédit coopératif destinée aux petites et moyennes entreprises, aux artisans, aux artistes. « Mon expérience directe m’a permis de comprendre qu’un prêt, même d’un tout petit montant, est une manière efficace de lutter contre la pauvreté s’il est destiné à développer une idée, à réaliser un projet. L’Afrique ne demande pas la charité, mais des fonds remboursables à des taux d’intérêt avantageux. » Il y est associé au groupe Benetton. Son vice-président, Alessandro Benetton, a participé au lancement d’Africa Works, la campagne mondiale de communication qui promeut le projet Birima.
Yes, You canEst-ce la dernière corde à son arc ? Probablement pas. You se désole de l’inorganisation en Afrique, de l’absence d’une seule langue parlée par tous les Africains, de l’inexistence d’une véritable industrie musicale qui empêche les talents d’éclore et de dominer le monde, comme un Michael Jackson ou un autre. Il pourrait bien se retrouver sur une autre scène, la politique. « Je suis candidat à la présidence des Etats-Unis d’Afrique, car c’est la culture qui peut porter le rêve de l’unité africaine. » Une pirouette continentale pour un gain national ? Le footballeur Georges Weah a disputé le second tour de la présidentielle au Liberia. Demain, un musicien pourrait bien faire encore mieux si la classe politique continue à se discréditer.
14 avril 2009
La deuxième vie de Jérome Kouakou
Objectifs Hebdo - A quelques semaines de la retraite, Monsieur Jérôme KOUAKOU, Directeur de BIAO Finances & Associés, depuis sa création, ne compte pas s’arrêter. Il travaille sur d’autres projets pour rester actif dans le secteur boursier de l’UEMOA.
Il fait partie des pionniers du marché boursier de l’UEMOA. En prévision du début des activités de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la banque ivoirienne BIAO-CI, a créée en 1997, la BIAO Finances & Associés, sa filiale d’intermédiation et d’ingénierie financière. M. Jérôme KOUAKOU en est le Directeur Général depuis lors.
A quelques semaines de son départ à la retraite, Monsieur Jérôme KOUAKOU n’aura connu que l’univers de la BIAO-CI, qu’il a intégré en 1979 avant de passer 17 ans au poste de trésorier de la banque.
Déjà cadre de Banque avec son DUT en gestion commerciale obtenu à l’INSET d’Abidjan en 1979, le natif du village Agbanou dans le département de Sakassou, que ses frères et sœurs appellent affectueusement « Typou », a poursuivi ses études à distance pour finir diplômé de l’Institut Technique des Banques de Paris. Ses études et sa fonction d’alors, l’ont conduit à faire plusieurs stages en France, en Grande Bretagne et aux Etats-Unis pour se perfectionner. Aujourd’hui, M. KOUAKOU est Maître de Conférences dans l’école française qui l’a formé.
Autant être Trésorier a été une grande responsabilité, de même la Direction de la société de courtage de la BIAO a été un challenge important. Dès le lancement des activités de la Brvm, ses pairs ont pensé à l’établir président de l’Association Professionnelle des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (APSGI) exerçant sur le marché financier de l’Uemoa, poste qu’il occupe à nouveau en ce moment. C’est à ce titre qu’il vient de siéger au jury de la récente édition des « Palmes de la Bourse ». L’APSGI se veut notamment un creuset d’échanges permettant de canaliser les expertises de ses membres, au service du marché financier régional. C’est dans ce cadre que l’APSGI participe à toutes les actions de promotion et de développement des activités du Marché Financier Régional.
Le Membre d’honneur de l’Association des Financiers et Trésoriers de l’UEMOA pense que la promotion de la bourse devrait également se faire par la sensibilisation des groupes d’intérêt économiques et des corps de métiers. C’est pour cela que dans la stratégie marketing de sa société, il a toujours ciblé des groupes d’intérêt, comme la Jeune Chambre Economique. D’autres prospects comme l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) sont en ligne de mire.
La découverte des clubs d’investissement
En 1999, lors d’un voyage de promotion de la BRVM en France, M KOUAKOU découvre les Clubs d’Investissements et l’ « Ecole de la Bourse ». Un club d’investissement est un groupe d’au maximum 20 personnes qui réunit des fonds pour gérer ensemble un portefeuille boursier. L’expérience française dans ces domaines a donné d’excellents résultats en termes de promotion et de vulgarisation de l’activité boursière. M. KOUAKOU a décidé de s’en inspirer pour notre marché en construction. C’est pourquoi, il ne manque pas de parler de Club d’Investissement dans toutes les conférences qu’il anime sur la bourse. « Il s’agit de participer à la promotion de la culture boursière, tout en amenant de petits groupes d’intérêt à créer la richesse à travers l’investissement en bourse. Cela répond également à la promotion de l’actionnariat populaire recommandée par les autorités de notre pays à travers les privatisations par le Marché ».
Il est plus partisan de l’apprentissage pratique que virtuelle. « On a pas le même degré de palpitation sur les variations d’une action, lorsqu’on la détient dans la réalité et dans un jeu de simulation boursière ». Aujourd’hui, la SGI qu’il dirige a démarré ce travail avec des étudiants de certaines grandes écoles, cadres de demain, en les incitant à monter des clubs d’investissement. « En réalité, je n’attends pas d’eux la performance mais l’autoformation d’abord ».
Les projets d’avenir
« On ne met pas dans les tiroirs 30 années d’expérience, dont 20 dans la Banque et 10 dans le domaine spécifique de la Bourse ! … J’ai des projets, même dans le marché». A 55 ans révolus, ce père de 6 enfants n’entend pas passer le reste de sa vie à se tourner les pouces dans sa villa de Cocody 2 plateaux. L’ancien pratiquant de Tae kwon Do (ceinture rouge 3e cup) entend les valoriser en les mettant au service de la jeunesse et du marché financier régional de l’UEMOA.
Il n’a pas peur de la retraite comme certains. Pour lui, c’est une grâce du Créateur. Bientôt, libéré de toutes obligations professionnelles, M Jérôme KOUAKOU compte faire la promotion des Clubs d’Investissement dans la sous-région ouest-africaine, et se concentrer sur l’animation du Club Germinal qu’il vient de lancer avec des amis à Abidjan. Un club qui réunit déjà 19 membres.
A coté de cela, il aura plus de temps pour sa famille et pour l’ARCA (Akpatou Renaissance Club d’Agbanou), l’association de développement de son village dans lequel il travaille en qualité de vice président.
Euclide Okolou
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