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Bourse - Brvm - Entrepreneuriat. Le blog d'un amoureux de la bourse, qui s'intéresse au marché boursier de l'Uemoa (brvm)

16 décembre 2009

L’action Saph à 10 000 FCFA : Qu’est ce qui ce passe ?

 

Vendredi dernier le bulletin officiel de la cote affichait une offre de 2500 actions Saph à 10 000 FCFA l’unité. Alors que son cours de la veille était à 12 000 FCFA. Lundi le nombre d’actions en vente à ce prix est passé à 3500. Finalement, le titre a transigé mardi à 10 000 FCFA pour un volume de 100 593 actions soit une valeur de 1 005 930 000 FCFA (Il y’a des courtiers qui se sont frottés les mains). A notre niveau, nous avons cherché ce qui peut expliqué cette vente massive à un prix si bas alors que les vendeurs pouvaient avoir plus.

latex_heveaSur le marché international, le cours du caoutchouc est stable et même mieux qu’en décembre 2008, au plus fort de la crise qui avait fait chuter le cours de Saph. On sait tous depuis longtemps que l’entreprise fera un résultat très en deçà de celui de l’an passé. S’inquiéter aujourd’hui serait bien tard !

Dans le secteur automobile, l’Association Européenne des Constructeurs Automobiles a annoncé aujourd’hui que les ventes de véhicules neufs ont bondit de 30.6% le mois dernier par rapport à Novembre 2008. Ce qui est plutôt encourageant pour la Saph qui dépend beaucoup de la bonne santé de ce secteur.

Aucune info n’a filtré pour inquiéter les investisseurs. Serait ce une simple opération de marché ? Ou serait ce juste les liquidations de fin d’année comme l’a suggéré un ami ? On sait, en effet, qu’à la fin de l’année, certains investisseurs préfèrent avoir leur épargne en argent plutôt qu’en titre. Possible ! On peut supposer dans ce cas que d’autres ont vendu à ce prix par simple panique au vu de la tournure que prend l’action. Tant pis, puisque cela devient alors une bonne affaire pour « les têtes brûlées insouciantes » qui n’ont pas ces considérations et qui achètent en ce moment. Nous pensons en effet, que l’action Saph devrait remonter facilement à 12 000 FCFA, voir 13 500 FCFA dans les prochaines semaines. Ces derniers gagneraient alors 20 ou 35% sur leur investissement. C'est peut être ce qui explique l'engouement des investisseurs sur cette valeur. 2689 actions sont demandées à ce cours dans le carnet d'ordre.

Euclide

 

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08 décembre 2009

Servair Abidjan: De bonnes perspectives

Pour tous ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’aller chez leur courtier pour prendre la note d’information de Servair Abidjan (Ex Abidjan Catering), je vous mets ici quelques grandes lignes de l’opération.

L’opération d’augmentation de capital par apport en numéraire se fera en « coup d’accordéon » soit les deux phases suivantes:

-          Réduction du capital social : Il s’agit de résorber partiellement les pertes accumulées depuis 2004 en diminuant la valeur nominal de l’action Servair Abidjan de 5000 FCFA à 2500 FCFA.

-          Augmentation du capital par apport en numéraire en vu de ramener les fonds propres au minimum de 50% du capital social. Les 500 millions d’augmentation sont garantis par l’actionnaire majoritaire SIA qui détient des créances de ce même montant. Ainsi, si les droits préférentiels de souscription ne sont pas utilisés, SIA passera au maximum de 70.4 à 81.3% du capital social.

Nombre d’actions anciennes : 345 600

Nombre d’actions nouvelles : 200 000

Prix d’émission : 2 500 FCFA

Parité de souscription des DPS : 4 actions nouvelles pour 7 anciennes

Investisseurs concernés : La souscription est réservée aux actionnaires en vertu du dps institué en leur faveur. Les non actionnaires pourront souscrire à titre irréductible après avoir acheté les dps en bourse

Prix de départ du Dps : 709 fcfa

Date de jouissance : 01 janvier 2009

Période de souscription : Du 16 décembre 2009 au 14 janvier pour les actions, et du 16 décembre au 04 janvier pour la négociation des dps

Les souscriptions se font auprès des différents courtiers agréés à la Brvm

Les faiblesses de Servair Abidjan

ag_abjcatSon activité est totalement tributaire du trafic aérien. L’environnement économique relativement instable du pays est un facteur négatif non négligeable.

Servair Abidjan dispose d’une unité vieillissante, ce qui entraîne des coûts de maintenance élevés et des investissements importants de maintien à niveau

L’activité n’est pas concentrée et organisée en un seul bâtiment, ce qui entraîne des ruptures de charge.

Enfin, le personnel de la société est vieillissant

Les forces de Servair Abidjan

La société dispose d’un savoir faire de qualité grâce à sa présence dans le secteur du catering depuis plusieurs décennies.

La ville d’Abidjan demeure une plateforme importante dans la sous région, malgré la crise.

Servair Abidjan possède l’exclusivité du catering et du nettoyage cabine sur la plateforme d’Abidjan. Son intégration au groupe Servair (3e mondial) aidera à renforcer sa position, avec l’appui commercial et technique de son actionnaire de référence.

Situation financière

Les variations en sens opposé des charges et des produits permettent à Servair abidjan de reduire son déficit brut d’exploitation qui passe de 308 millions à 8 millions de FCFA entre 2005 et 2006. La société dégage un excedent brut d’exploitation de 68 millions de FCFA en 2007 et de 204 millions de FCFA en 2008, soit une amelioration de plus de 200%.

Suivant les mêmes tendances, le résultat net de la société deficitaire depuis 2004 redevient positif en fin 2008. Ainsi, il ressort un benefice de 64 millions de FCFA en 2008 contre une perte nette de 266 millions de fcfa en 2007.

Ces bons résultats semblent se confirmer, et s’améliorer au vu des indicateurs de la société en fin juillet 2009. En effet, le chiffre d’affaires est en hausse de près de 17% en glissement annuel. Cela est du à :

- Un effet de prix (relevement des prix de prestations Air France)

- Un effet de volume (augmentation des frequence de Kenya Airways et hausse des prestations fournies aux vols de l’Onuci).

Au total, à fin juillet 2009, Servair Abidjan dégage un bénéfice net de 168 millions de FCFA contre 87 millions de FCFA prévu au budget.

Perspectives et Stratégies

Le dynamisme des activités de Servair Abidjan est étroitement lié à la situation socio politique de la Cote d’Ivoire. Le taux moyen de progression estimé pour le secteur du transport  pour la periode 2009-2013 est de 5.2% (source : DGE/DGPE)

Sur la base de ces hypothèses, dans un environnement économique favorable, Servair Abidjan prévoit une évolution croissante de ses activités. Aussi, avec sa politique de maitrise des charges, la société devrait pouvoir dégager des résultats beneficiaires.

Le compte d’exploitation prévisionnel affiche un résultat net de 343 millions de FCFA en 2010,478 millions de FCFA en 2012 et 687 millions de FCFA en 2014.

Pour atteindre ces objectifs, la stratégie de développement de Servair Abidjan s’articulera autour de 3 axes :

-          La modernisation des installations vieillissantes

-          La conquête de nouvelles compagnies aériennes venant desservir l’aéroport d’Abidjan

-          L’amélioration constante de l’hygiène et de la qualité des services en regard des normes ISO

Pour soutenir cette stratégie, de nombreux investissements ont été réalisés ou sont en cours de réalisation. Ainsi le budget d’investissement 2009 qui se chiffre à 159.6 millions de FCFA a été réalisé à plus de 75%

Source : Note d’information de l’augmentation du capital de Servair Abidjan

 

Palmci: Les actionnaires visitent le site d'Ehania

 

palmci1Le jeudi 03 décembre dernier, suite à une proposition de monsieur Yves Lambelin, le Pca de Palmci, un groupe d’actionnaires de la dite société a visité l’unité agro-industrielle d’Ehania. Ehania est une localité située à 150 kms d’Abidjan, sur la route Abidjan-Noé, un peu après Aboisso. Le but de cette visite était de permettre aux actionnaires de voir sur le terrain les travaux liés aux investissements en cours, qui ont conduit au projet de levée de fonds par emprunt obligataire en début 2010.

Le site d’Ehania est le plus grand des 7 sites de production de Palmci avec 11 543 ha, sans compter les 29 000 ha de plantations villageoises affiliées. Ces 3 usines traitent 90 tonnes de régimes/heure. En 2008, il en est sorti 75 500 tonnes d’huile de palme brute et 10 500 tonnes de palmistes. Entre Février et Mai, Ehania assure environ 60% de sa production annuelle.

Nous avons vu l’une de ses deux pépinières qui s’étendent sur 34 ha. Nous avons visité ses plantations immatures qui devraient faire augmenter sa production d’au moins 25% dans les 2 prochaines années. palmci3On nous a montré les modifications en cours, en rapport avec le programme d’investissement, sur l’usine centrale. La visite a du être accélérée et écourtée, parce qu’un actionnaire n’avait pas libéré sa journée comme tout le monde et devait aller chercher son fils à l’école (Eh oui, il y’a toujours des gens comme ça). Ainsi on a pas pu visiter convenablement l’usine centrale. On a pas pu voir la partie sud des plantations, ni les travaux en cours sur l’usine de l’antenne 2 comme le prévoyait le directeur du site, M Adingra (sur la photo avec votre serviteur) et son équipe. J’ai regretté les jolies chaussures de chantier qu’on nous a fait porter labas. J’aurai aimé renter avec les miennes.

Une semaine avant, le ministre de l’intégration africaine y était avec des ambassadeurs de la sous région, excepté celui du Sénégal qui n’avait pas fait le déplacement. palmci14Il n’a donc pas pu (ou voulu) voir que contrairement à ce qui se dit dans son pays, l’huile de Palmci est produite en Cote d’Ivoire.

De tout ce que j’ai vu, j’ai réalisé que Palmci est plus grande que je le voyais dans ma tête et que dans 2 ou 3 ans, si le cours international d’huile de palme reste au minimum à son niveau actuel (> 500$/tonne) et que les pays voisins respectent les engagements communautaires, cette société est une bonne affaire. J’encourage à souscrire aux obligations à venir pour le bien que cela apportera à la sous région en terme de production d’huile de palme, mais les actions Palmci seraient à mon avis plus rentables.

Un deuxième groupe d’actionnaires devrait aller à Ehania le 27 janvier 2010

Euclide

 

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25 novembre 2009

IFC dans le capital d'Ecobank

Communiqué du groupe Ecobank - IFC (International Finance Corporation), l’organisme chargé du secteur privé au sein du Groupe de la Banque Mondiale, 

ifc_sfia investi 100 millions de dollars US en capitaux propres dans Ecobank Transnational Incorporated (ETI), maison mère du Groupe Ecobank. L'investissement fait de IFC l'un des principaux actionnaires de ETI.

Cet investissement s’inscrit dans le cadre de la présente augmentation de capital de ETI. Commencée en 2008, l’opération a permis la mobilisation de 550 millions de dollars américains en fonds propres par le biais d’une offre publique de vente d’actions et 150 millions de dollars américains en ressources financières à long terme auprès d’institutions financières de développement, dont IFC et FMO, société financière de développement des Pays-Bas.

arnold_etiLe présent investissement de IFC provient d'un prêt convertible de 100 millions de dollars US que Ecobank avait obtenu de IFC en juillet 2008 pour soutenir sa croissance et sa stratégie de diversification en Afrique sub-saharienne. "Cette injection substantielle de capitaux est une marque de confiance des investisseurs en ETI», a confirmé Arnold Ekpe, Directeur général du Groupe Ecobank.

Commentaire d'Euclide

* Un internaute de ce site résidant au Ghana m'a fait part de cette info publiée à la bourse du Ghana lundi, alors que je ne vois rien chez nous. Elle est disponible sur le site d'Ecobank maintenant.

* Cette opération à mon avis réduit encore le dividende par action d'Ecobank. Ce dividende qui, on le sait est certainement le plus ridicule de toutes les entreprises cotées sur les différents marchés où se trouve Eti. Ceci associé aux mauvais chiffres publiés au 3e trimestre, me font dire que le cours de l'action Ecobank à la Brvm ne verra plus le seuil de 100 fcfa avant 2011. Toutefois, cette opération a un avantage pour le bilan, vu que ça réduit la rubrique dette et cela va se ressentir positivement dans la rubrique des charges liées au poids de la dette.

* Savoir qu'une filiale du groupe Banque Mondiale est l'un des principaux actionnaires d'ecobank peut contribuer à rassurer les investisseurs sur la gestion du groupe, lorsqu'on pense aux inquiétudes que ces milliers d'actionnaires ont de leur investissement sur cette valeur. Ah Eti, pour le moment t'en fais voir des couleurs à tes actionnaires.

20 novembre 2009

Secteur ivoirien de l`emballage - Le Groupe Amcor veut Filtisac

Le Groupe Agah Khan et le géant australien Amcor, seraient en négociations très avancées. Ce, en vue de la reprise, de la Société de Filature et de tissage (Filtisac). Selon notre source qui n'en dit pas plus, le Prince Agah Khan entendrait, à travers cette opération, préserver sa réputation en cédant ce fleuron de l'industrie de l'emballage en Afrique de l'Ouest et qui n'est pas au mieux de sa forme traditionnelle, il y a eu dizaine d'année.

logo_amcorA noter qu'Amcor qui est un groupe australien, est un fabricant d'emballages mondial offrant une large gamme de produits d'emballages en matières plastiques, fibre, métal et verre, ainsi que les services liés en termes d'emballage. Constituée de cinq divisions principales, la société opère en Australie, en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique Latine, en Europe et en Asie. Son siège social est situé à Melbourne, en Australie. Cette compagnie qui est le N° 2 mondial de l'emballage, est présente dans 34 pays avec 226 sites et emploie environ 21 000 personnes de par le monde. Au cours de l'année fiscale qui s'est terminée le 30 juin 2009, Amcor a généré 9,53 milliards d'Aud de revenus.

M. B.

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Un lobbying sénégalais s’attaque à l’huile de palme venant de Cote d’Ivoire

Monsieur Yves Lambelin, le Pca de Palmci a informé les actionnaires réunit en Ag le 19 novembre 2009 qu’une société sénégalaise d’huile d’arachide travaille à raconter dans toutes les capitales que les ivoiriens, particulièrement Palmci, importent l’huile de palme d’Asie pour le commercialiser en Afrique de l’ouest avec la mention « Fabriqué en Cote d’Ivoire » et que de toute façon, l’huile de palme n’est pas bonne pour la santé des sénégalais. Cela a conduit le Sénégal à interdire récemment toute importation d’huile de palme venant de Cote d’ivoire. Le Nigeria également eu à empêcher l’entrée d’une cargaison sur son sol dernièrement, il a fallut qu’une délégation de ce pays vienne visiter les installations de Palmci pour lever le blocage.

 

La contre attaque ivoirienne a déjà commencé. Palmci a informé la présidence ivoirienne, les autorités de l’Uemoa et de

la Cedeao

, pour arrêter ce que quelqu’un a appelé « une concurrence déloyale par le mensonge ». Saisit du problème, le ministre ivoirien de l’intégration africaine doit dans les prochains jours faire visiter certaines usines et plantations ivoiriennes d’huile de palme à des ambassadeurs de certains pays de la sous région. Dans les prochains jours, elle fera du bruit dans la presse pour dénoncer cette situation

 

Palmci reconnaît importer souvent en Asie lorsque ses stocks sont insuffisants pour satisfaire la demande, mais que cela ne représente que 2 à 4% de ses ventes. Le Sénégal lui achète 3000 à 4000 tonnes par année, c’est un marché qu’elle compte conserver. Son Pca a ajouté que ce n’est pas la première fois que cela arrive. Les lobbyings soja et huile d’arachide s’attaquent régulièrement à l’huile de palme dans le monde entier.

 

Euclide

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Vu et entendu à l’Ag de Palmci du 19 Novembre 2009

* Lors des difficultés financières connues par Palmci au début des années 2000, Palmci dominé à l’époque par Unilever avait négocié avec ses créanciers un allègement de ses remboursements jusqu’en 2016. Cela lui a été accordé avec entre autres conditions l’interdiction de distribuer un dividende aux actionnaires avant la fin des remboursements. Ce qui veut dire que sauf une renégociation lorsque Palmci deviendra résolument bénéficiaire, ses actionnaires ne toucheront aucun dividende avant 2016.

* Le rendement des plantations de Palmci est passé à 16 tonnes / ha, contre 12 tonnes/ha en 2007. Les investissements en cours devraient encore le relever et Palmci se prépare à une augmentation de sa production.

* Dans les circonstances actuelles de Palmci, si le cours moyen international d’huile de palme passe en dessous de 400$, alors Palmci sera en danger. Pour le moment ce cours semble être au dessus de 500 $ et c’est bien.
prix_palm_oil

* En pratique Palmci et Phci ont déjà fusionné. L’autorité de régulation du marché financier de l’Uemoa (Crepmf) a émis le visa autorisant les échanges d’actions aux actionnaires de Phci le lundi 16 novembre dernier. Les spécialistes estiment qu’il faut au maximum 3 mois pour faire le transfert des titres et régler les rompus. Ce n’est qu’après cela que Phci sera retiré du bulletin officiel de la cote à la Brvm.

* Palmci est contrôlée par le groupe Sifca (environ 51%) et Nauvu (environ 25%). Elle produit de l’huile de Palme brute. La société Sania est contrôlée à 51% par Nauvu et 49% par le groupe Sifca. Elle achète l’huile de palme brute de Palmci et des autres producteurs comme la Sogb, pour fabriquer des produits finis comme du beurre, de l’huile alimentaire, etc, sauf le savon, selon les termes du contrat avec Unilever CI.

* Il est possible que la société Sodima du groupe Sifca fusionne avec Sania.

* Certains services du siège de Palmci seront délocalisés dans l’immeuble Sifca et une réflexion est en cours pour faire du siège actuel de Palmci un centre pour le palmier et l’hévéa, avec une grande salle de réunion pouvant recevoir les assemblées générales des sociétés liées au groupe Sifca.

Euclide

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Palmci : Les actionnaires valident le projet d’emprunt obligataire

La trentaine d’actionnaires de Palmci représentant 78.69% des actions, réunie en assemblée générale ordinaire, a validé à l’unanimité le projet d’émission d’obligations par appel public à l’épargne pour un montant maximum de 15 milliards de FCFA. Monsieur Yves lambelin, le Pca de Palmci qui dirigeait l’assemblée a expliqué qu’il faut au total 27.8 milliards à Palmci pour réaliser ces investissements sur les 3 prochaines années. Palmci elle-même a déjà 5.8 milliards. La Boad lui a accordé un prêt de 7 milliards de FCFA à un taux de 9% sur 7 ans. Le décaissement est prévu dans les prochaines semaines.

A travers l’emprunt obligataire, elle espère couvrir les 15 milliards de FCFA restants. Tout cet argent servira à : - Doter d’ici à fin 2010 les usines Ehania central et Irobo de nouvelles installations et porter leurs capacités respectives à 90 T/H et 60 T/H, contre 45 T/H chacune actuellement - Doter d’ici à fin 2010 les usines de Toumanguié, Blidouba et Neka de nouvelles chaudières et turbines électriques - Porter la capacité de l’usine de Boubo à 60 T/H et doter Iboké d’une nouvelle chaudière d’ici à fin 2011 - La mise sous normes environnementales des usines sur 3 ans - L’entretien de Toumangié avec le doublement à 1200 T/jour de sa capacité - La remise en état des anciennes usines et des logements du personnel - Poursuivre les investissements normaux sur le rajeunissement du verger

Voici quelques caractéristiques prévues de l’opération: Dénomination : Palmci 7% 2009-2016 Nombre de titres : 1 500 000 obligations Valeur nominale : 10 000 FCFA Prix d’émission : 10 000 FCFA Montant d’émission : 15 000 000 000 FCFA
Taux d’intérêt : 7% l’an payable semestriellement à compter de la date de jouissance des obligations. Les intérêts cesseront de courir à compter du jour où le principal sera entièrement remboursé par Palmci Durée de l’emprunt : Les obligations auront une durée de 7 ans Date de jouissance : La date de jouissance sera fixée au plus tard 15 jours après la cloture de l’opération
Amortissement : les obligations seront amorties semestriellement du 1/8 à partir de la fin du premier semestre de la 3e année
Garantie : L’emprunt est garanti à 100% en capital et en intérêt par le groupe Sifca, la Bidc et le fonds Gari. Au total, si l’on considère les intérêts et les commissions des différents intervenants, l’emprunt obligataire reviendra à 8.41% par an. Les résultats de ces investissements seront perceptibles par les actionnaires dans 2 ou 3 ans au moins.

Pour ma part j’encourage à souscrire à cet emprunt, pas seulement parce qu’elle est garantit, mais aussi parce qu’elle contribuera à augmenter la disponibilité d’huile de palme, un produit alimentaire, en Afrique de l’Ouest, particulièrement en Cote d’Ivoire.

A la fin de la réunion, il a été décidé l’organisation d’une visite guidée d’au moins une usine de Palmci par les actionnaires. Les dates du 3 décembre 2009 et du 27 janvier 2010 ont été retenues. Chaque actionnaire présent a choisit sa date avant de se retirer. Un communiqué invitera les actionnaires absents à aller s’inscrire également Lire également : Vu et entendu à l’Ag de Palmci du 19 Novembre

Euclide

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08 novembre 2009

Filière oléagineuse Palmci : le monopole naissant se dessine

Palmci veut réorganiser le secteur oléagineux afin de le conduire à une meilleure compétitivité, abaisser les prix à la consommation et surtout résister à la concurrence asiatique. Mais cette montée en puissance est diversement appréciée.

La Société ivoirienne de transformation d'huile de palme (Palmci) représente désormais 90% de la production nationale. Elle profite de la dynamique impulsée par le groupe Sifca dont elle est l'une des filiales. Ce consortium a engagé une profonde restructuration dans le cadre d'un projet baptisé Redback. Le projet a permis à la filiale de bénéficier de l'apport de la joint-venture singapourienne Nauvu, formée par Olam et Wilmar qui ont fait leur entrée dans son actionnariat. Ce projet de restructuration de la filière oléagineuse a permis au groupe Sifca d'acquérir la majorité de Palmci et également celle de Phci, plantation historique d'Unilever. Une nouvelle configuration qui devrait permettre d'améliorer la productivité de ses usines et asseoir une sorte d'hégémonie dans la filière. Une situation susceptible de bousculer les trois autres gros transformateurs en Côte d'Ivoire : Adam Afrique, Loc et Cosav. Selon le directeur général de Sifca, Yves Lamblin, Redback a pour objet de réduire les coûts de raffinage quatre fois plus élevés que chez les concurrents asiatiques : 40 dollars la tonne de régime en Côte d'Ivoire contre 10 en Asie. Les résultats commencent à être perceptibles. 

De gros investissements

En 2008, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 115,5 milliards de Fcfa, en hausse de 62% par rapport à l'exercice précédent. Sa production d'huile est passée de 208.000 tonnes à 253.000 tonnes pendant la même période pour un objectif de 500.000 tonnes en l'espace de quatre ans. Les dirigeants sont à la manette. Pour atteindre ses objectifs, 16 milliards Fcfa ont été investis dans la mise à niveau des usines. L'amélioration des capacités d'usinage, l'accroissement de la productivité des plantations industrielles ainsi que le développement des plantations villageoises sont devenus des impératifs. Et l'entreprise a commencé la construction d'une nouvelle raffinerie dont la capacité va dépasser de 50 %, celles actuelles d'Unilever. Elle sera opérationnelle au début du deuxième trimestre de l'année prochaine. Ces investissements devraient permettre, affirme Yves Lamblin, de traiter une bonne partie de l'important potentiel ivoirien. Outre la compétitivité recherchée pour faire face à la concurrence internationale, Palmci veut aussi combler le déficit en huile de palme en Afrique de l'Ouest (500.000 tonnes en 2008). Parallèlement à cette offensive industrielle et commerciale, la recherche tente de tenir le défi. Le Centre international pour la recherche agricole et le développement (Cirad), en partenariat avec des entreprises privées, a conçu un important programme d'amélioration génétique du palmier à huile. Les travaux portent, d'une part, sur l'exploitation des sources de résistance aux principales maladies et, d'autre part, sur le développement de nouvelles méthodes de sélection. Selon un expert, leur mise en œuvre permettra de maintenir à long terme la progression régulière de la valeur génétique, avec une meilleure productivité et un rendement augmenté de 40 %. Ces gains génétiques sont intégrés dans les semences vulgarisées au profit des agriculteurs. A titre expérimental, 150. 000 hectares ont été plantés avec ces variétés. Ce qui représente environ 20 % du marché mondial de semences. 

L'inquiétude des paysans

Le Cirad développe en parallèle un référentiel agronomique respectueux de l'environnement. Une nouvelle génération de variétés est en cours d'évaluation en station de recherche. Leur potentiel de production, selon le même spécialiste, est supérieur de 15 % à celui des variétés actuellement diffusées. Dans les zones les plus favorables, les tests préliminaires, dit-il, montrent que les agriculteurs peuvent obtenir près de 15 tonnes d'huile de palme par hectare avec ces nouvelles variétés. Mais le palmier est une plante pérenne à cycle long (25 ans), dont le verger n'est renouvelé qu'au rythme de 4 % par an en moyenne. Il faudra donc attendre le renouvellement complet des plantations pour en exploiter pleinement le potentiel. Tous ces investissements présagent-ils d'un avenir rayonnant pour la filière palmier à huile ? Sans doute. Selon le scientifique, l'intérêt grandissant pour les produits en biocarburant et la demande de cultures, dont les oléagineux, pour la fabrication de cette énergie devraient permettre de revoir les prix de l'huile de palme à la hausse. Cette tendance haussière devrait se maintenir durablement. Les planteurs ivoiriens pourraient tirer parti de cette tendance du marché. Mais pour ce faire, une harmonisation de l'environnement national est plus que nécessaire. En effet, le système des prix pratiqué est devenu presque inopérant. Le prix d'achat des régimes de palmier, fixé par l'Association interprofessionnelle du palmier à huile (Aiph) chaque trimestre, sur la seule base des cours mondiaux, ne traduit pas suffisamment les tendances du marché. Cette situation risque d'entretenir un déséquilibre préjudiciable à la filière oléagineuse ivoirienne. Face à un marché hautement concurrentiel, les industriels privés n'ont d'autre choix que de concentrer leurs efforts sur la maîtrise de leurs coûts, en plus du fait qu'ils doivent rester compétitifs, aussi bien sur les marchés national et régional qu'à l'exportation. Les différents acteurs de la filière palmier à huile devront tirer les leçons de l'actuelle débâcle financière mondiale et intégrer la perspective d'une reprise forte et rapide des cours de l'huile de palme brute sous l'effet de la demande de produits en biocarburant. 

Mais, la montée en puissance de Palmci et du groupe Sifca est redoutée par certains planteurs. 

Des coopératives craignent un monopole de l'usinier qu'elles accusent, par ailleurs, de vouloir s'arroger les activités qui leur sont dévolues notamment la collecte, le transport de la production, le paiement des planteurs villageois, le recouvrement des crédits de campagne, l'encadrement des planteurs ainsi que l'entretien des pistes villageoises. Selon Kouadio Fri, président de la Fédération nationale des coopératives de planteurs de palmiers à huile de Côte d'Ivoire (Fenacoph-ci), au niveau des récoltes, ce dysfonctionnement engendre une perte dans l'ordre de 30 à 35%. Et un quasi monopole de Palmci pourrait exacerber les incompréhensions.

Lanciné Bakayoko

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05 novembre 2009

Sodeci: Rapport d'activité du premier semestre 2009

 

Faits marquants intervenus au cours du premier semestre 2009

sodeci_koumLa SODECI s’est vue remettre suite à l’arrêté n° 1102/MEF/DGTCP du 18 décembre 2008 des titres négociables remboursables pour une valeur de 23,9 milliards de FCFA en échange d’une partie de ses créances relatives aux arriérés de consommation de l’Etat au 31 décembre 2006, ainsi qu’un règlement partiel de 7,5 milliards de FCFA en mai 2009. Un nouveau protocole de compensation des dettes et créances croisées portant sur les exercices 2007 et 2008 a été signé entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la SODECI le 1er juillet 2009. A l’issue de cette opération, la situation globale des impayés et des titres de l’Etat de Côte d’Ivoire et ses démembrements s’élèvent à 44 milliards de FCFA au 30 juin 2009 contre 38 milliards au 30 juin 2008.

Activité de la SODECI au cours du premier semestre 2009

Premier semestre en croissance: Au cours des six premiers mois de l’année 2009, la production totale est en augmentation de 2%, du fait de la bonne marche des installations sur l’ensemble du territoire. Les volumes d’eau facturés restent globalement stables par rapport au premier semestre 2008 (+1%). Malgré cette hausse, la demande, notamment sur la ville d’Abidjan, n’est que partiellement satisfaite. Le chiffre d’affaires est aussi en hausse par suite de l’application de la formule de révision contractuelle du Prix Maximal de Base (PMB) aux volumes d’eau vendus. Le nombre d’abonnés progresse de 3,8%. Le taux d’encaissement société passe à 72,1% contre 61% en juin 2008. Cette amélioration est due au règlement partiel de l’Administration. Le résultat des activités ordinaires s’améliore grâce à la maîtrise des coûts directs.

Evolution de l’activité de la SODECI jusqu’à la clôture de l’exercice

Les tendances constatées sur le premier semestre 2009 devraient se confirmer sur le reste de exercice 2009. Néanmoins la production globale devrait être en léger repli sur le second semestre 2009, tandis que les volumes facturés seront stables. Les activités de travaux devraient être en hausse du fait du démarrage de l’ensemble des travaux à réaliser dans le cadre du Programme d’Urgence d’Infrastructures Urbaines (PUIUR) financé par la Banque Mondiale. Le chiffre d’affaires total de la SODECI pour exercice 2009 devrait progresser de 6% par rapport à l’année dernière et le résultat serait au même niveau que celui de 2008.

 

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